Notions

Le thérapeute

De Jean-Yves Leloup – « Cheminer » – Terre du Ciel. Les thérapeutes d’Alexandrie.

« Le mot thérapeutès en grec, signifie d’abord soigner, prendre soin. Le Thérapeute ne guérit pas, il soigne. C’est la nature qui guérit, c’est la Vie qui guérit. Le rôle du Thérapeute est de créer, ou de permettre les meilleures conditions pour que la guérison puisse advenir. Le Thérapeute ne guérit pas mais il crée le lieu, le milieu, l’atmosphère, les conditions favorables pour que la guérison ait lieu. Le Médecin, au sens majuscule du terme, c’est la Nature, et le Thérapeute est là pour collaborer avec elle. Le Thérapeute ne guérit pas, « il prend soin ». »

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Henry Cartier-Bresson : Learn to see …

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Soigner = 治

« Je termine en chinois parce que cela nous aide à penser. D’une manière que je ne pensais pas au départ.

« Zhì – », ce mot qui peut aussi évidemment être un verbe, veut dire au bout du compte « soigner », soigner l’organisme malade. Cela se trouve déjà̀ chez Confucius.

Soigner l’organisme malade. À partir de là, cela veut dire mettre de l’ordre. Vous avez d’ailleurs dans l’idéogramme quelque chose d’assez intéressant puisque vous voyez à gauche une clé qui rappelle le feu et puis vous voyez assez clairement la mise en ordre. Soigner, c’est remettre en ordre.

Ce n’est pas de la médecine chinoise, ce n’est encore que de la philosophie et au bout du compte, cela veut dire gouverner le monde. Soigner, mettre en ordre, gouverner le monde. C’est une façon de dire que la médecine, la politique, la cosmologie d’une certaine manière, renvoient chaque fois à la santé comme la capacité́ de relation au tout.

Alors voilà l’épreuve : traverser, cheminer.

D’où les trois verbes que vous voyez qui sont composés de 治本,治病,治国 (Zhi, Ben, Hauc) qui renvoient à guérir le mal à la racine pour le premier, soigner ou gouverner. »

Par Michel DUPUIS, Philosophe, Professeur à l’Université Catholique de Louvain, Président du Comité consultatif de Bioéthique de Belgique, Responsable scientifique du GEFERS (Belgique et France). « Lorsque la demande d’euthanasie met le soignant à l’épreuve. » QUATRIEME COLLOQUE WALLON DES SOINS PALLIATIFS u Louvain-la-Neuve, 10-11 et 12 octobre 2013 De la pratique des soins palliatifs à la réflexion éthique – Penser et vivre les soins au rythme de la personne. p184/199 ORGANISATION : Fédération Wallonne des Soins Palliatifs, asbl u Pallium – Plate-forme de concertation en soins palliatifs du Brabant wallon, asbl u Gefers, Groupe francophone d’étude et de formation en éthique de la relation de service et de soin.

« De la pratique des soins palliatifs à la réflexion éthique » « Penser et vivre les soins au rythme de la personne » – 4è colloque wallon des soins palliatifs.

colloque Lire : Colloque

« Le mythe infirmier: ou le pavé dans la marre! » – Michel Nadot – L’Harmattan.

« Le titre du volume a tout pour attirer l’attention. Son contenu ainsi que son vocabulaire utilisé vont remplir la promesse du titre: voir les « soins infirmiers » sous un autre éclairage. Le volume cible l’expression « soins infirmiers », car les soins n’ont pas toujours eu recours à l’expression « soins infirmiers », une expression semble-t-il dans le monde francophone et adoptée pour désigner la partie des soins qui a donné naissance à une profession, la profession « infirmière ». Or, même si les soins infirmiers ne peuvent à eux seuls résumer l’ensemble des soins possibles, Nadot suggère qu’ils ne sont pas « infirmiers ». Le volume vise à faire comprendre les raisons qui sous-tendent cette conclusion.

Ainsi, l’auteur examine des éléments de l’histoire des soins et il propose d’y voir une rupture entre un moment où les soins étaient le fait de personnes qui ne s’appelaient pas « infirmières » et la période contemporaines où elles s’appellent « infirmières ». En raison de cette rupture qu’il juge néfaste, l’auteur formule des propositions visant à la réparer et à assurer une meilleure continuité dans le temps et dans la dénomination pour désigner les soins professionnalisés d’aujourd’hui. Michel Nadot expose ses résultats et sur ces bases, il propose une reconceptualisation de l’ensemble des soins infirmiers contemporains.

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Notion de temps et de compassion.

« Selon une étude expérimentale déjà ancienne portant sur des étudiants en théologie: des chercheurs leur demandaient de préparer une discussion sur la parabole du Bon Samaritain. Cette parabole, tirée du nouveau testament, raconte comment un voyageur passant dans une région dangereuse est attaqué par des brigands qui le frappent, le dévalisent puis le laissent pour mort au bord du chemin. Un premier voyageur passe, puis un autre, mais ils ne s’arrêtent pas, probablement parce qu’ils ont peur.

On donne aux étudiants la consigne suivante: « Vous allez étudier ce texte avec attention et préparer un sermon que vous enregistrerez dans un studio situé dans le quartier voisin. » Une fois les étudiants sensibilisés, grâce au texte, à l’altruisme et à l’aide à apporter aux inconnus, ils sont envoyés pour enregistrer leur homélie dans un studio proche. A la moitié de ces étudiants, on dit: « Vous avez le temps, ne trainez pas trop en route, mais ça va aller … » Et à l’autre moitié: « Dépêchez-vous, vous êtes en retard, allez-y vite sinon votre tour va passer et vous ne pourrez plus enregistrer! » Sur le chemin, un comparse a pour mission de s’allonger par terre et de geindre, comme le voyageur qui a été agressé. Les chercheurs voulaient voir si les traits de caractère, de personnalité, la qualité du texte qu’ils avaient étudié avaient une influence sur l’aide appropriée. La pression du temps que l’on avait fait peser sur les épaules des étudiants s’avéra être la variable la plus influente. Les deux tiers des étudiants sur lesquels on n’avait pas fait peser la pression du temps s’arrêtaient  pour aider la personne qu’il fallait secourir, et seulement un tiers ne s’arrêtait pas (ils devaient être stressés par la perspective de leur enregistrement!). En revanche, la pression du temps exercée sur l’autre groupe faisait qu’ils n’étaient plus que 10% à s’arrêter! Un sur dix! Alors que ces étudiants en théologie venaient de travailler sur une parabole parlant d’altruisme!

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« Se changer, changer le monde » – Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi, Mathieu Ricard. Avec Ilios Kotsou & Caroline Lesire – L’iconoclaste.p59-62.
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